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POURQUOI PARTIR ? RAISON N°1

 

Si tu es en archi, tu sais à quel point on reste enfermé, derrière nos ordis, alors que le monde entier nous tend ses bras et tu sais combien c’est frustrant (si tu n’es pas en archi, maintenant tu es au courant. Les études d’archi, c’est grosso modo 60% du temps à dessiner des plans sur un ordi, 20% à gribouiller sur du calque et découper de la mousse/du carton/nos doigts, et les 20% restant à se plaindre de tout ça – cf. ce que tu viens de lire).

Bref, après trois années, il est temps d’avoir un peu le ciel au dessus de la tête, de respirer de l’air frais, de quitter son petit nid où traînent restes de pâtes sauce napolitaine et bouts de carton gris 1.5mm pour se prendre le vent/la pluie/le soleil/la neige. Si l’option voiture/van aurait pu être envisagée, la question ne s’est même pas posée puisque 1. le vélo c’est la vie, 2. il a l’avantage de nettement moins polluer notre atmosphère déjà bien mal en point, et, 3. il nous donne une toute autre perception de l’environnement dans lequel on évolue. La voiture nous offre certes une cabine douillette, protégée des éléments extérieurs, et elle laisse quand même un certain degré d’autonomie, mais le vélo permet d’être complètement, physiquement immergé dans le paysage. Ressentir le dénivelé, le vent, les changements d’odeur, de sons, de température, c’est ce qui me manquerait en partant avec un véhicule motorisé. Alors, forcément, ça va être un peu moins confort et bien moins rapide qu’avec n’importe quel automobile, mais pouvoir passer partout, des petites rues de centre ville aux chemins en pointillé des cartes IGN, percevoir les mini différences de vent après un virage, vivre les changements de régions, saisons, cultures avec tous les sens, tout ça compte beaucoup plus pour moi pour ce projet.

Aidée du magique outil nommé internet, de nombreuses et longues et fastidieuses recherches, de beaucoup de réflexion et de quelques connaisseurs qui se sont montrés bien patients face à mes questions plus ou moins pertinentes, le voyage s’est affiné. Grossièrement, c’est passé de ‘je voudrais faire du vélo pendant un an’ à ‘je vais pédaler en Europe pendant un an’ pour en arriver à ‘je vais rejoindre différentes villes européennes pour en découvrir les cultures cyclistes urbaines et faire mon mémoire dessus’. Des longues conversations, des échanges rapides et des heures de pédalage en ville, en campagne, sur des routes inondées, dans la pampa écossaise, sur une heure, trois jours, deux semaines m’ont permis de savoir ce que voudrais faire de cette année et comment je voudrais que ça se passe, à savoir : rouler avec un vélo plutôt léger (tout est relatif, hein) et rapide, 60L à disposition pour mettre toutes mes affaires dans des sacoches très, très (très) chouettes, et un équipement pas trop chargé, mais quand même confortable.

Alors, pendant un an, je roulerai sur les routes européennes avec tout ce dont j’ai besoin. Pour l’instant, je prévoir de dormir majoritairement en tente, avec quelques arrêts Couchsurfing ou Warmshower et quelques visites chez des copains cool qui sont en Erasmus. J’ai calculé l’itinéraire pour rouler 50 km par jour en moyenne, ce qui me laisse le temps de me balader un peu. Et, surtout, je compte m’intéresser à une série de villes sous l’angle du vélo et du cyclisme urbain, mais ça, c’est la deuxième raison.

En tout cas, mille mercis pour ce beau lancement, quelques (très) bonnes nouvelles devraient bientôt arriver et, surtout, l’itinéraire (dans sa version actuelle 🙂 ) !

 

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